Catalogne: une « triple gifle » pour Rajoy, selon la presse

Catalogne: une « triple gifle » pour Rajoy, selon la presse

Par AFP , publié le , mis à jour à

Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy donne une conférence de presse à Madrid, le 22 décembre 2017

Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy donne une conférence de presse à Madrid, le 22 décembre 2017

afp.com/OSCAR DEL POZO

Paris – Comme en 2015, les trois listes indépendantistes ont obtenu jeudi une majorité absolue en sièges au parlement régional de Catalogne, une « triple gifle » infligée à Mariano Rajoy, souligne la presse française, son parti, le Parti populaire (PP) ne conservant que trois sièges.

« Le scrutin régional a remis en selle les indépendantistes avec lesquels le président du gouvernement refuse de dialoguer« , assure Le Figaro qui juge que « c’est une triple gifle qu’a reçue le gouvernement espagnol en ouvrant les urnes des élections catalanes. »

Divisés, les indépendantistes ont néanmoins la majorité des sièges, mais les unionistes de Ciudadanos obtiennent 37 sièges avec le plus grand nombre de voix, troisième camouflet pour Rajoy dont le PP ne peut conserver un groupe au Parlement.

Libération résume la situation en titrant « Pour Rajoy, le problème catalan reste entier » en évoquant également « la triple gifle » reçue par le chef de gouvernement espagnol.

« Mariano Rajoy visait à provoquer un sursaut « unioniste » parmi la majorité silencieuse. Pari perdu« , pense Daniel Muraz du Courrier picard qui ajoute que c’est à lui « de prendre acte du résultat et de s’efforcer, au moins, d’éviter d’accentuer la crise. »

« Le grand battu du scrutin doit réviser ses batteries« , affirme également Jean-Louis Hervois dans La Charente Libre.

« Incontestablement, c’est le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, qui se retrouve désavoué« , trouve également Jean Levallois (La Presse de la Manche).

« Le grand manège catalan est revenu à la case départ. Celle qu’il avait quittée en septembre dernier, infligeant au passage une retentissante claque à Mariano Rajoy, gifle que ce dernier avait bien cherchée« , analyse Yves Harté de Sud-Ouest, qui affirme que « toute sa stratégie a été un fiasco. »

« Pendant que Puigdemont use de son tremplin européen pour parader et prend à témoin l’opinion internationale, le chef du gouvernement espagnol ne change pas une stratégie qui perd« , regrette Didier Rose, dans Les Dernières Nouvelles d’Alsace.

Dans La Nouvelle République du Centre ouest, Denis Daumin se demande « à quelle autorité peut encore prétendre Mariano Rajoy, dont le parti essoufflé vient d’être proprement congédié à Barcelone ? »

« Connu pour son attentisme, M. Rajoy va devoir forcer sa nature et faire des propositions à Barcelone. C’est le sens du scrutin du 21 décembre. C’est aussi le sens de l’Histoire, » avance Le Monde.

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