Elections régionales en Catalogne : les partis indépendantistes obtiennent la majorité de sièges

Elections régionales en Catalogne : les partis indépendantistes obtiennent la majorité de sièges

Plus de deux mois après le référendum d’autodétermination, les Catalans étaient appelés aux urnes jeudi pour renouveler le Parlement régional.

Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le

image

Les militants en faveur de l’indépendance fêtent leur victoire, jeudi 21 décembre à Barcelone.

Les militants en faveur de l’indépendance fêtent leur victoire, jeudi 21 décembre à Barcelone. ALBERT GEA / REUTERS

Pari gagné pour les indépendantistes ? Selon des résultats quasi définitifs, jeudi 21 décembre, les trois partis indépendantistes (ERC-CatSi, Ensemble pour la Catalogne, CUP) obtiennent la majorité des sièges au parlement régional — 70 sur 135. C’est toutefois le parti centriste libéral Cuidadanos qui arrive en tête des suffrages avec 25 % des voix (37 sièges) alors que la participation a atteint un niveau historique (82 %, contre 75 % en 2015).

Lire aussi :   Catalogne : à l’issue du scrutin, « la possibilité de former un gouvernement n’est pas garantie »

La liste Ensemble pour la Catalogne, du président séparatiste destitué Carles Puigdemont, obtiendrait 34 élus, et la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), de son ex-vice-président emprisonné, Oriol Junqueras, en aurait 32.

Avec les anticapitalistes de la CUP (4 élus), les trois listes indépendantistes obtiendraient ainsi ensemble 70 sièges et retrouveraient la majorité absolue dont elles disposaient dans le parlement dissous par le gouvernement central. Le parti du premier ministre, Mariano Rajoy, le Parti populaire, ne récolte que 4 % des voix et 3 sièges.

Puigdemont en Belgique

Ces élections se sont tenues plus de deux mois après le référendum d’autodétermination organisée par le gouvernement catalan, en dépit du refus de Madrid. Le oui l’avait alors emporté avec 90 % des voix, mais avec seulement 43 % de participation.

La Catalogne a « gagné le droit d’avoir un Etat indépendant sous la forme d’une république », lance alors le président catalan, Carles Puigdemont. S’ensuivent alors plusieurs semaines de tensions et d’ultimatums entre Madrid et Barcelone.

Lire aussi :   De l’ex-Yougoslavie à la Catalogne, les mille nuances de l’indépendance

Le 27 octobre, les députés catalans votent une déclaration proclamant l’indépendance de la Catalogne par 70 voix pour et 10 contre. La rupture avec Madrid est consommée, mais la victoire symbolique est de courte durée.

Moins d’une heure plus tard, le Sénat vote l’application de l’article 155 de la Constitution, qui permet à Mariano Rajoy de placer la Catalogne sous tutelle. Le premier ministre espagnol assume la présidence de la région, destitue le gouvernement catalan, dissout le Parlement régional et convoque des élections régionales le 21 décembre.

Lire aussi :   Catalogne : pourquoi l’Etat espagnol peine toujours à fédérer

Alors que les unionistes commencent à se faire entendre et à se mobiliser dans les rues, M. Puigdemont est visé par une plainte du parquet, à la fin d’octobre, notamment pour « rébellion, sédition et malversation ». Il décidera alors de s’enfuir pour la Belgique, où il a fait campagne pour ces élections ces dernières semaines.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s