Hommage à Simone Weil avec du retard mais avec admiration

Aux Invalides, l’hommage à la « grandeur » de Simone Veil

A l’issue de son éloge funèbre, le président de la République a annoncé, mercredi, que l’ancienne ministre reposerait avec son mari au Panthéon.

LE MONDE | 06.07.2017 à 06h36 | Par Raphaëlle Bacqué

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image: http://s2.lemde.fr/image/2017/07/06/534×0/5156398_7_0fdf_le-president-emmanuel-macron-lors-de-la_6f23ee605ae844c690972975a944f0b3.jpgLe président Emmanuel Macron lors de la cérémonie d’hommage à Simone Veil aux Invalides, à Paris le 5 juillet.

Ils sont deux fils. Deux fils venus prononcer, au milieu de cette cour des Invalides écrasée de soleil, l’éloge de leur mère. Devant eux, le cercueil recouvert du drapeau bleu-blanc-rouge est arrivé au pas, au son de la marche funèbre de Chopin.

On distingue sur le côté les académiciens en habit noir brodé de rameaux d’olivier, les costumes sombres des ministres du gouvernement juste derrière le président de la République Emmanuel Macron. Et, comme un éclat de lumière, les djellabas blanches et calots rouge des envoyés du roi du Maroc.

Sur une chaise s’est assise la petite silhouette fragile de Bernadette Chirac venue représenter son mari, à côté des anciens chefs d’Etat Nicolas Sarkozy et François Hollande qui se parlent à peine. A trois pas, une dizaine de drapeaux ont été alignés sur lesquels on peut lire les noms sinistres de « Bergen-Belsen », « Mauthausen », « Birkenau », « Auschwitz » dont réchappa soixante-douze ans plus tôt celle qu’on enterre, ce mercredi 5 juillet.

Les deux fils se tiennent côte à côte. Avocats tous deux, le métier que leur mère aurait voulu exercer. Mais c’est l’aîné, Jean, qui commence par ces mots simples qu’on entend rarement dans les prétoires, « Maman, maman… » et soudain la foule massée sous les arcades se fige dans un silence absolu. Des centaines de personnes sont venues tôt le matin, afin de pouvoir assister à cet hommage officiel du pays à Simone Veil et c’est comme si toutes étaient saisies par cette interpellation tendre.

« Le bruit et la fureur »« Très tôt j’ai pris conscience du vécu de ce que papa appela une tragédie indélébile, lance Jean Veil. L’absence remarquable de grands-parents ne pouvait qu’attirer l’attention et susciter mes questions. Avant l’âge de dix ans, je connaissais le nom d’Auschwitz. »

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/mort-de-simone-veil/article/2017/07/06/aux-invalides-l-hommage-a-la-grandeur-de-simone-veil_5156399_5153643.html#8ROy0EOpgLde0uC6.99

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