L’organisation Etat islamique revendique l’attentat de Londres

La première ministre britannique s’est exprimée devant les députés au lendemain de l’attaque à Westminster qui a coûté la vie à trois personnes et fait une quarantaine de blessés.

LE MONDE | 23.03.2017 à 11h54 • Mis à jour le 23.03.2017 à 14h43

Au lendemain de l’attaque de Londres, alors que l’enquête se poursuit pour déterminer l’identité de l’auteur de l’attaque à la voiture bélier et au couteau, la première ministre britannique, Theresa May a révélé que l’auteur de l’attentat « est né au Royaume-Uni » et « il y a quelques années il a fait l’objet d’une enquête du MI5 » en lien avec « l’extrémisme violent », ajoutant qu’il était « un personnage périphérique » de cette enquête.

Plus tard dans la journée, l’Etat islamique a revendiqué l’attentat via son organe de propagande Amaq.

  • « Nous n’avons pas peur et notre détermination ne faillira pas »

« Nous n’avons pas peur », a déclaré la première ministre britannique, Theresa May, devant les députés, au lendemain de l’attentat qui a coûté la vie à trois personnes à Londres. « Nous n’avons pas peur et notre détermination ne faillira pas face au terrorisme », a dit Mme May qualifiant l’attentat d’« attaque contre la liberté ».

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« We are not afraid »- PM Theresa May addresses UK Parliament after yesterday’s attackhttp://bbc.in/2o7sNDo 

Les parlementaires ont observé une minute de silence à 9 h 33 locales (10 h 33 à Paris). Une autre cérémonie avait lieu en même temps devant Scotland Yard, quelques centaines de mètres plus loin, en hommage notamment au policier tué dans l’attaque.

Les lycéens de Concarneau seront rapatriés jeudi, à l’exclusion des trois blessés lors de l’attaque perpétrée mercredi à Londres, a annoncé la secrétaire d’Etat chargée de l’aide aux victimes, Juliette Méadel. Selon la secrétaire d’Etat, 92 élèves faisaient partie du voyage, parmi lesquels 36 qui n’étaient pas sur les lieux et 56 qui ont assisté à l’attaque, dont les trois blessés, actuellement hospitalisés « dans un état sérieux ».

Lire aussi :   A Londres, une attaque touche un symbole de la démocratie britannique

En signe de solidarité, le ministre des affaires étrangères français, Jean-Marc Ayrault, a assisté à la session du Parlement britannique. « Monsieur, nous apprécions votre présence et votre manifestation de solidarité », a déclaré le président de la Chambre des députés, John Bercow.

Jean-Marc Ayrault a rencontré les familles de trois lycéens français blessés dans l’attentat. Il a dénoncé une « attaque contre le cœur de la démocratie », dans une déclaration à la presse, disant être venu à Londres porteur d’un « message très fort pour dire non à ceux qui veulent tuer la démocratie ».

  • Perquisitions

La police britannique a procédé à six perquisitions à Londres, Birmingham, mais aussi en d’autres points du Royaume-Uni qui ont mené à huit arrestations dans l’enquête sur l’assaillant, a annoncé jeudi Mark Rowley, patron des services antiterroristes.

La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert jeudi une enquête en flagrance sur l’attaque près du Parlement de Westminster, en raison de la présence de victimes françaises, a annoncé le parquet.

Mark Rowley a laissé entendre que l’assaillant, qui a été abattu par des policiers, avait agi seul. « Nous continuons de penser (…) que l’assaillant a agi seul et s’inspirait du terrorisme international. A ce stade, rien ne permet de parler d’autres menaces spécifiques pour la population », a-t-il dit. La police croit connaître l’identité du tueur mais ne l’a pas communiquée à la presse pour le moment.

Lire aussi :   Ce que l’on sait de l’attaque survenue aux abords du Parlement de Londres

  • Vote remis en Ecosse

Le vote sur le référendum d’indépendance de l’Ecosse au Parlement régional a été reporté à mardi, a annoncé jeudi un porte-parole de l’Assemblée. Les députés écossais devaient initialement voter mercredi 22 mars pour autoriser la première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, à demander à Londres un référendum d’indépendance en raison du Brexit. Mais la séance du Parlement a été suspendue en signe de solidarité peu après l’attaque.

Le vote aura donc lieu la veille du déclenchement par la première ministre britannique, Theresa May, de l’article 50 du traité de Lisbonne qui marque le divorce avec l’Union européenne et le début de deux ans de négociations difficiles et complexes.

 

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