Matthias Fekl nommé ministre de l’Intérieur en remplacement de Le Roux

Présidentielle 2017

Après la démission de Bruno Le Roux, Mathias Fekl a été nommé ministre de l’Intérieur.François Hollande récompense ainsi un de ses « bébés ».

Matthias Fekl devient ministre de l'Intérieur

MATTHIEU ALEXANDRE / AFP

C’est l’homme politique qui ne cesse de monter. Le secrétaire d’État au Commerce extérieur, Matthias Fekl, 39 ans, a été nommé mardi 21 mars ministre de l’Intérieur en remplacement de Bruno Le Roux, démissionnaire, a annoncé à l’AFP l’entourage du président François Hollande. « Sur la proposition du Premier ministre, le président de la République a mis fin aux fonctions de M. Bruno Le Roux et il a nommé M. Matthias Fekl, ministre de l’Intérieur », a-t-on déclaré.

Celui qui avait été pressenti pour devenir ministre des affaires étrangères en février 2016, à la place de Laurent Fabius parti au Conseil Constitutionnel, a enfin droit à son titre de ministre à la toute fin du mandat de François Hollande.

Matthias Fekl coche les cases pour grimper dans la hiérarchie gouvernementale. Ce juriste, passé par l’Ecole normale et l’Ena, est un acharné du travail. Depuis que le 4 septembre 2014, où il a remplacé au pied levé Thomas Thévenoud emporté par le scandale, il s’est investi dans un portefeuille au contour large, visible et porteur. Outre le commerce extérieur, son maroquin incluait le tourisme, les Français de l’étranger, et la négociation des traités internationaux comme le très stratégique traité transatlantique. Avantage supplémentaire: le secrétaire d’Etat est familier des dossiers très économiques.

Les bonnes connexions politiques

Le secrétaire d’Etat a aussi les meilleures connexions politiques. Député, il a travaillé pour Manuel Valls, lorsque celui-ci était place Beauvau. Les deux hommes ont gardé de bonnes relations. A l’Elysée aussi, il est apprécié. Ne fait-il pas partie des  » bébés Hollande « ? Le Président a profité de ces dernières semaines à l’Elysée pour le remercier.

Celui que l’hebdomadaire l’Express a qualifié, en 2016,  d' » arme anti-Macron « , expression qui a fait flores dans le landerneau politique, est un farouche soutien de Benoît Hamon. Dans un entretien au Monde publié le 16 mars, il n’hésite pas à déclarer que « Benoit Hamon est le candidat le plus solide face à Madame Le Pen, c’est d’ailleurs celui qu’elle craint le plus. Lorsque les électeurs de gauche se rendront compte de ça, ils voteront par conviction et non plus dans un réflexe, très sain par ailleurs, de barrage au Front national ». Et règle son compte à Macron:  » L’avenir de la Gauche n’est pas dans le social-libéralisme ou dans le blairisme. Tous les pays qui ont tenté cette expérience en reviennent, en Grande Bretagne, en Allemagne ou au sein de la gauche américaine ».

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Ce site vous est proposé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :