La tirade anti BFMTV de Marine Le Pen sur BFMTV ne s’est pas passée comme prévu

POLITIQUE

La candidate du Front national a accusé le groupe de Patrick Drahi de soutenir Emmanuel Macron. Le journaliste qui l’interrogeait avait visiblement anticipé l’attaque.

05/03/2017 15:11 CET | Actualisé 05/03/2017 17:25 CET

POLITIQUE – Invitée sur BFMTV ce dimanche 5 mars, Marine Le Pen s’en est pris à la chaîne et aux médias du groupe de Patrick Drahi, comme le montre la vidéo en tête de l’article. « Tout le monde sait que vous soutenez Emmanuel Macron de manière éhontée », a-t-elle accusé avant d’être reprise et corrigée par le journaliste Jean-Baptiste Boursier qui l’interviewait.

Ce dernier lui a fait remarquer que, selon les chiffres du CSA, depuis le début de la campagne, Emmanuel Macron était loin d’être le premier en terme de temps de parole sur la chaîne. « Je vous ai invitée pour deux heures, vous avez refusé de participer pendant deux heures », a poursuivi le journaliste.

« C’est une énième tentative grossière et inacceptable de porter atteinte au travail de plus de 300 journalistes réunis au sein de deux rédactions connues précisément pour leur indépendance » (BFM TV et RMC), a plus tard réagi le groupe dans un communiqué. « Marine Le Pen se lance dans une stratégie de manipulation des téléspectateurs et des électeurs en inventant des fausses informations », dénonce encore le démenti.

 

Ce n’est pas la première fois que la candidate du Front national accuse ainsi les médias de favoriser Emmanuel Macron. Fin février, elle avait dénoncé un « manque de déontologie » de la part des journalistes dans leur traitement de la campagne présidentielle, considérant notamment qu’Emmanuel Macron bénéficiait d’un « énorme avantage », sur son site internet de campagne marine2017.fr.

Début mars, le Front national avait par ailleurs fait état de ses propositions concernant les médias et visant notamment à limiter la concentration des groupes de presse. Florian Philippot a ainsi proposé d’instaurer un « seuil de commandes de l’Etat » à partir duquel un industriel vivant de ces commandes publiques ne puisse « pas acheter un groupe de presse ».

C’est du côté de Benoit Hamon qu’il faut chercher la proposition la plus radicale contre la concentration des médias. Le candidat socialiste plaide pour interdire à un groupe de détenir « plus de 40% du capital d’une entreprise de médias » ou « dépasser le seuil de 20% dans plus de deux médias ». Les actuels propriétaires des médias -comme Xavier Niel, Patrick Drahi, Vincent Bolloré, Bernard Arnault, Arnaud Lagardère, Serge Dassault- devraient donc revendre une partie de leurs parts à d’autres d’actionnaires privés ou encore à des sociétés de rédacteurs.

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